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Station Moustérienne

Mutzig Felsbourg 9

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Profil stratigraphique Mutzig 7 - 1994/95

Un petit sondage de 2 m de long sur 1,40 m de large a été ouvert près de la fouille de sauvetage de Mutzig 1 - 1992. Ce sondage localisé en plein versant, à quelques mètres d'un large éperon en grès, est de dimensions très limitées. Il coupe le talus en travers de la pente du versant sud du Felsbourg, à quelques mètres à l'ouest de l'emplacement de Mutzig 1 - 1992. Une première coupe stratigraphique avait été relevée en 1994 sur un peu plus d'un mètre de profondeur. En 1995, nous avons repris cette coupe en la reculant de 50 cm, afin de mettre au jour une série d'outils du même sondage suffisante pour étudier l'ensemble du matériel lithique récolté.
Ce sondage avait pour but de retrouver la couche archéologique, afin de pouvoir d'une part prélever du sable en place pour diverses analyses complémentaires (sédimentologie, granulométrie, micromorphologie, microfaune et ichtyofaune, avifaune) ; d'autre part de collecter des charbons de bois ou os brûlés pour datation ; faire une étude statistique du matériel lithique ; conserver deux mètres de stratigraphie, visible à tout moment par les différents spécialistes ayant fait le déplacement pour voir le site.

La stratigraphie de Mutzig 7 - 1994/95

La coupe stratigraphique réalisée sur la longueur du sondage, avec projection de tous les vestiges lithiques met en évidence une couche archéologique d'une puissance de 0,30 m d'épaisseur, rapidement atteinte sous la terre humifère superficielle. La répartition de ces mêmes vestiges en plan montre un semi plus régulier avec cependant, une concentration plus importante au bord du carré A1. Les artefacts sont contenus dans une matrice de sable rouge hématisé, compact, assez homogène incluant cependant quelques galets du poudingue. Malgré un double pendage bien visible (nord-sud et ouest-est), les outils et éclats mis au jour ne sont ni roulés ni émoussés, et ne viennent donc pas de loin. Cette matrice sableuse à une puissance d'un mètre environ, et se subdivise en trois couches (4, 5 et 6), qui ont pu être raccordées aux couches 4, 5, 6 de Mutzig 1 - 1992, à quelques mètres de là.

La couche 4 contient un matériel archéologique assez abondant, mais qui ne semble plus en place, provenant d'un point origine situé plus haut sur le versant et qui aurait été entraîné par l'érosion. Elle arbore une forme lenticulaire de nappe d'éboulis.

La couche 5 contient de très gros blocs de roches de grès éboulés, entre lesquels de nombreux outils et éclats étaient concentrés.

la couche 6 paraît en revanche stabilisée depuis longtemps, sub-horizontale, compacte, contenant de gros blocs de grès en position sub-horizontale, posés sur le substrat rocheux gréseux. Comme à Mutzig 1 - 1992, ces blocs donnent l'impression d'avoir été "utilisés" par l'homme ou du moins déplacés, pour délimiter une petite terrasse par une sorte de "muret". La couche 6 s'arrête sur le substrat rocheux en place, formé de blocs d'assez fort pendage dans la moitié ouest du sondage et d'une dalle sub-horizontale dans la partie est. De nombreux outils et éclats étaient concentrés dans l'angle nord-est du sondage, sous les gros blocs de grès.

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