SCEAU DE LA FACULTE DES SCIENCES
NATURELLES DE BÂLE (CH.)



Philosophisch-Naturwissenschaftliche Fakultät der Universität Basel(CH.)

Departement Umweltwissenschaften
Institut für Prähistorische und Naturwissenschaftliche Archäologie (I.P.N.A.)

Le Sceau de la faculté de philosophie des sciences naturelle

La mise en place de la faculté de philosophie des sciences naturelles, d'après la loi de 1937, a également conduit à l'introduction de nouveaux labels propres. Alors que la faculté classiques avait un sceau historique, symbole d'origine chrétienne conçu au XVe et XVIe Siècle, la faculté des sciences naturelles a choisi en 1938, une gravure de conception libre d'Otto Plattner (1886-1951) par Hans Frei (1868-1947), parcouru de caractères en relief et emblématique du XVII et XVIII Siècle. Elle a été immortalisée par un sceau, qui était significativement plus élevé que ceux des anciennes facultés.

Le mathématicien bâlois Jacob I. Bernoulli (1654/55-1705) avait voulu sur sa tombe une épitaphe, avec une spirale logarithmique. Elle a toutefois été ciselée comme une spirale d'Archimède par le graveur, et l'épitaphe peut être vue encore aujourd'hui dans le cloître de la cathédrale de Bâle. L'emblème est entouré par l'inscription « Eadem mutata resurgo » (*). Bernoulli lui a donné plus de sens dans ses propres écrits visant plus un point de vue syncrétique sur la nature spéculative de l'érudit baroque et qui émanait de l'auto-similarité de la spirale... L'utilisation d'une épitaphe pour un défunt, selon les rites réformés chrétiens, est en effet induit par le contexte de la résurrection, mais sans exclure d'autres interprétations possibles.
(*) « Eadem mutata resurgo » signifie : déplacée (mutata), je réapparais (resurgo) à l'identique (eadem) c'est à dire « Je ressuscite identique à moi-même ».

Jacques Bernoulli (1654-1705) qui fit graver sur sa tombe, dans la cathédrale de Bâle, l'épigraphe ci-dessus à la gloire de la spirale logarithmique dont il a énoncé la formule, se place sans doute sous le patronage d'Archimède qui aurait fait graver sur son tombeau – que Cicéron raconte avoir découvert alors qu'il était questeur à Syracuse (vide supra) – un cylindre circonscrit à une sphère, mais il se situe aussi dans la continuité des spéculations anciennes sur la valeur mystique des formes remarquables. (Malencontreusement, comme on le voit sur cette photographie, la pierre tombale de Bernouilli est ornée, non pas d'une spirale logarithmique, mais d'une spirale d'Archimède, la distance entre chaque spire étant identique... (Il doit s'en retourner dans sa tombe!)

La faculté a choisi, après un travail préliminaire et un débat approfondi, l'emblème qui pourrait indiquer clairement l'ambiguïté qu'il ya derrière les phénomènes de la nature, et une ou plusieurs significations plus profondes, qui vont vers un sens religieux traditionnel chrétien ou tout autre sens spirituel. Comme la spirale a été utilisé en 1874 lors de la construction du Bernoullianum, elle a été également conçu comme un élément de construction traditionnelle à lire: l'emblème de Bernoulli qui en fait un des grands savants, pour ses travaux scientifiques dans un domaine où il s'était fixé des normes obligatoires, et que couvre la nouvelle faculté.

Officiellement, la faculté a voulu son nouveau sceau comme une indication de l'opposition entre la nature sauvage : le basilic, créature légendaire, tenant l'écu à la spirale, et le spirituel infus, que la nature a ordonné : la spirale.

Spirale logarithmique, Bernoullianum. Nautile: nombre d'or et spirale dorée.
Le Bernoullianum érigé en 1874, a été baptisé ainsi en hommage à la célèbre famille de mathématiciens, dont le mathématicien bâlois Jacob I. Bernoulli, et dont cinq représentants effectuèrent des recherches et enseignèrent à Bâle.

          


Das Siegel der philosophisch-naturwissenschaftlichen Fakultät

Dite Schaffung der philosophisch-naturwissenschaftlichen Fakultät durch das Unviersitätgesetz von 1937 führte auch zur Einführung eines neuen eigenen Siegels. Während die klassischen Fakultäten historische Siegel führten, die Symbole christlichen Ursprungs in Gestaltungen des 15. und 16. Jahrhunderts zeigten, erhielt die Philosophisch- Naturwissenschaftliche Fakultät 1938 ein nach Entwürfen von Otto Plattner (1886-1951) von Hans Frei (1868-1947) geschnittenes und geprägtes emblematisches Zeichen aus dem 17./18. Jahrhundert, das auf einem Siegel verewigt wurde, das wesentlich grösser war als diejenigen der alten Fakultäten.

Der Basler Mathematiker Jacob I. Bernoulli (1654/55-1705) hatte für sein Epitaph eine logarithmische Spirale gewünscht, die dann allerdings als archimedische Spirale auf dem Epitaph im Kreuzgang des Münsters eingemeisselt wurde, wo sie noch heute zu sehen ist. Das Emblem wird dort von der Inschrift « Eadem mutata resurgo » umgeben. Bernoulli gab dafür in seinen eigenen Schriften mehrere Deutungsvorschläge, die auf eine synkretistisch-spekulative Naturauffassung des Barockgelehrten verwiesen und die alle von der Selbstähnlichkeit der Spirale ausgingen. Die Verwendung auf einem Epitaph für einen nach reformiertem Ritus bestatteten Christen legt zwar durch diesen Kontext die Bedeutung Auferstehung nahe, schliesst aber andere Deutungen nicht aus. 

Die Fakultät wählte damit für sich nach eingehender Vorarbeit und Diskussion ein Emblem, das ganz offensichtlich durch seine Vieldeutigkeit darauf hinweisen konnte, dass es hinter den Naturerscheinungen eine oder mehrere ‹tiefere Bedeutungen gebe, seien diese nun in einem traditionell-konfessionellen Sinne christlich oder in einem weiteren Sinne spirituell. Da die Spirale schon 1874 beim Bau des Bernoullianums verwendet worden war, war sie zudem klar als traditionsbildendes Element zu lesen: Es war das Emblem Bernoullis und damit eines Grossen, der für die wissenschaftliche Arbeit auf einem Feld, das die neue Fakultät abdeckte, verpflichtende Massstäbe gesetzt hatte.

Offiziell wollte die Fakultät ihr neues Siegel als Hinweis auf den Gegensatz zwischen der ungezähmten Natur (Basilisk als Schildhalter) und der geistig durchdrungenen, geordneten Natur (Spirale) verstanden wissen.